Combien de personnes sont mortes à Kjerag ?
La question sous la question
Quand quelqu’un me pose cette question au comptoir, ce n’est presque jamais pour avoir des statistiques. En réalité, la personne se demande si elle est sur le point de faire une bêtise en partant vers ce rocher avec sa famille. Alors je réponds à cela : non, le rocher n’a jamais tué personne, et la randonnée qui y mène est une longue marche en montagne qui mérite le respect. Les deux affirmations sont vraies, mais les gens n’en retiennent généralement qu’une seule.
Pourquoi je ne vous donnerai pas de chiffre
Trois raisons. La première est que les décès à Kjerag sont majoritairement liés au BASE jump, et les chiffres varient selon qui les compte, sur quelle période, et si l’on inclut les sauts ayant abouti à l’hôpital plutôt qu’à un enterrement. La deuxième est que ce même total est ensuite repris comme s’il s’agissait d’une statistique de randonnée, ce qui explique comment une montagne sans chute mortelle enregistrée depuis son célèbre rocher se retrouve sur des listes des randonnées les plus dangereuses au monde. La troisième est plus simple : je l’inventerais. Il n’existe aucun registre auquel je puisse vous renvoyer, et un chiffre fabriqué est pire que pas de chiffre du tout.
Ce que je peux dire, c’est ce qui est rapporté et non contesté. Kjerag est l’une des falaises de BASE jump les plus connues au monde. Des sauteurs y ont perdu la vie. Des accidents sont signalés presque chaque année. Les personnes concernées sont venues ici spécialement pour sauter d’une falaise avec un parachute, et elles se trouvent sur une partie différente de la montagne par rapport à vous. La page sur le BASE jump explique ce qu’elles font et pourquoi ici.
Ce qui arrive aux randonneurs
Des blessures, pas des décès, du moins selon ce qui est rendu public. Os cassés, chevilles foulées, mauvaises chutes sur des rochers mouillés. Le sentier fait environ 11 kilomètres avec environ 760 à 800 mètres de dénivelé répartis sur trois montées et deux descentes, et la deuxième moitié de la journée se fait avec des jambes qui ont déjà accompli la première. Le conseil de Visit Norway est de faire demi-tour en cas de vent fort, de pluie intense ou de brouillard, et ce conseil n’est pas là pour décorer.
La question connexe de savoir si quelqu’un est tombé du rocher est traitée sur sa propre page, et le tableau complet de la sécurité, correctement divisé entre le rocher, le sentier et les sauteurs, se trouve sur la page sur la sécurité.
Si vous voulez un chiffre qui vous aide vraiment, ce n’est pas un bilan des morts. C’est le temps : 6 à 10 heures sur le sentier, plus environ deux heures et demie de route dans chaque sens depuis Stavanger. Presque chaque mauvaise soirée que j’ai vue à Øygardstøl a commencé par quelqu’un qui ignorait cette arithmétique.
Ce qu'il y a à réserver
Pas le sentier. Personne ne vend de billet pour le Kjerag et personne ne le pourrait, car il n’y a pas de barrière et personne pour en surveiller une. Ce pour quoi vous payez, c’est le trajet depuis Stavanger et le guide qui l’effectue avec vous, et la route est ouverte environ cinq mois par an. Les options sont présentées sur la page des réservations et comparées sur la page de décision.
Questions fréquemment posées
Combien de randonneurs sont morts à Kjeragbolten ?
Aucun cas enregistré de chute depuis le rocher. Il n’existe pas non plus de décompte publié des décès de randonneurs sur le sentier, et je ne vais pas en inventer un.
Des BASE jumpers sont-ils morts à Kjerag ?
Oui. Des sauteurs y ont été tués et des accidents sont signalés presque chaque année. Ils ne sont pas des randonneurs et pratiquent un sport différent.
Kjerag est-elle l’une des randonnées les plus mortelles au monde ?
Non. Cette réputation vient du fait de compter les accidents de BASE jump comme des accidents de randonnée. Voir la page des treks les plus risqués.